Défendre son titre avec une décontraction retrouvée

Défendre son titre avec une décontraction retrouvée

Porsche Supercup



Défendre son titre avec une décontraction retrouvée

(RacingNews.fr) – Faire perdre son calme à Michael Ammermüller, c’est un défi auquel tous ses concurrents se frottent régulièrement. Même lorsqu’il n’est pas le plus rapide, le routinier de 32 ans originaire de Rotthalmünster en Bavière ne perd pas son sang-froid et accumule autant de points que possible au championnat. C’est avec une telle pondération que l’on gagne des titres. Et comme l’ancien pilote d’essai de Formule 1 aux lunettes carrées y était déjà parvenu en Porsche Supercup en 2017, une décontraction nouvellement découverte est venue s’ajouter au projet de défense du titre d’Ammermüller en 2018.

Michael Ammermüller a défendu son titre en Porsche Supercup
Zoom

C’est justement lors de la finale de la saison au Mexique que cette approche résolument décontractée de la pression a été la clé du succès. La performance presque sans faille lors des deux courses, avec une deuxième et une troisième place, a ouvert la voie au champion de la Porsche Supercup. Après Patrick Huisman, Richard Westbrook, Jeroen Bleekemolen et Rene Rast, Ammermüller est seulement le cinquième pilote à défendre son titre de champion dans la coupe internationale des marques.

Calme et toujours ordonné, le vétéran s’est présenté depuis 2012 dans la Coupe internationale des marques ainsi que dans la Porsche-Carrera-Cup allemande. Dans l’environnement des coupes de marque Porsche, Ammermüller est devenu l’un des pilotes qu’il fallait battre. Mais avec le rôle de favori, la pression a également augmenté. Entre 2014 et 2016, il a terminé deux fois de suite troisième et une fois quatrième du championnat. En 2017, le déclic s’est produit : La récompense de sa détermination a suivi en 2017 avec le championnat de la Porsche Supercup – le premier titre d’Ammermüller en GT.

En tête du classement de la première à la dernière course

Le succès dans la coupe internationale des marques a changé le pilote de Rotthalmünster. Le pilote de Lechner continue à se distinguer par son attachement au sol et sa patience, mais dans le paddock de la Porsche Supercup, Ammermüller a également montré des traits de caractère qu’il n’avait pas encore découverts. Une nouvelle décontraction faisait partie de son comportement. Que ce soit lors de discussions avec son équipe ou d’interviews devant les caméras de télévision, le visage du pilote de course expérimenté était désormais marqué par un sourire intelligent.

La constance a été la clé du succès de Michael Ammermüller en 2018 Zoom

Dans le cockpit de sa Porsche 911 GT3 Cup, Ammermüller a cependant continué à agir sans compromis. Il a confirmé ses prétentions au titre en remportant la victoire à Barcelone, en Espagne, dès le coup d’envoi – sa seule place de pointe cette saison. Mais Ammermüller a surtout convaincu par sa constance : lors de sept courses, le vétéran s’est classé sur le podium. Sur le circuit de Monaco, à Silverstone en Grande-Bretagne et à Monza, Ammermüller s’est à chaque fois classé deuxième. Lors de la course à domicile à Hockenheim, il s’est classé troisième. Grâce à cette régularité, le pilote du Lechner Racing a été en tête du classement de la Porsche Supercup tout au long de la saison.

Malgré cela, ses poursuivants ont maintenu l’écart serré jusqu’à la finale de la saison : à Mexico, le tenant du titre Ammermüller, le pilote de simulateur de Formule 1 Nick Yelloly et le junior Porsche Thomas Preining se sont battus pour la victoire au championnat. Lors des deux manches décisives, Ammermüller a combiné son expérience et sa décontraction nouvellement acquise. Ce sont deux ingrédients qui ont eu une influence déterminante sur la recette du succès. En terminant deuxième et troisième à Mexico, Ammermüller s’est assuré son deuxième titre en Porsche Supercup.

Une carrière avec des hauts et des bas

Le pilote de course a connu des hauts et des bas au cours de sa carrière. En tant que pilote de formule talentueux, Ammermüller s’est hissé jusqu’à la série GP2 et est devenu pilote d’essai de formule 1 chez Red Bull. En 2007, le sportif né à Passau a toutefois connu un revers après s’être gravement blessé à la main lors d’une course. Les conséquences ont été désastreuses : Une intervention chirurgicale et une carrière à la croisée des chemins.

Mais Ammermüller s’est montré combatif pour que son rêve de devenir pilote de course professionnel devienne réalité. Il s’entraînait tous les jours dans une salle de sport et travaillait intensivement avec un physiothérapeute. En 2010, Ammermüller s’est lancé dans le sport GT et a pris le départ du GT-Masters. En 2012, il est passé aux coupes de marque Porsche, dans lesquelles il peut s’appeler « champion » pour la deuxième fois depuis cette saison.

Photos : Porsche-Supercup 2018 à Mexico City

Même en dehors de la piste de course, la vie de Michael Ammermüller peut être décrite comme variée. Le champion automobile de formation et économiste d’entreprise travaille pendant la semaine dans l’entreprise de gestion des déchets de ses parents à Neuburg am Inn. C’est sur deux roues que ce bavarois du sud peut le mieux se détendre. Son vélo de course l’accompagne à chaque week-end de Supercup. Il parcourt ainsi environ 10.000 kilomètres par an.

Depuis quelque temps, Ammermüller a une raison de laisser son vélo de côté pendant ses loisirs. En effet, sa fille Leni Marie a vu le jour à la fin de l’année 2017. Pour le jeune père, c’est le début d’un grand écart : pilote de course professionnel, employé de l’entreprise parentale et père de famille.

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